Message d'état

dim 10 Mai  2015
Date de l'événement
jeu 19 Mars 2015 > dim 10 Mai 2015
Organisateur
Faculté d'architecture de l'ULB et le CIVA
Lieu
Espace Architecture ULB
Place Flagey, 19 bis
1050 Bruxelles
Belgique
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Photographie et Architecture Triennale #5

L'architecture pour quelque chose

Adàl // Olivier Bevierre // Michael Biach // Claude Bricage // Marie B. Schneider // Dominique Buggenhout // Paul Caponigro // Malik Choukrane // Carole Condé & Karl Beveridge // Olivier Culmann // DoniganCumming // Frédéric Delangle // Philippe Delcane // Nicolas Dhervillers // Lucien Duchêne // Filip Dujardin // Muriel Emsens // Patrick Everaert // Stephen Feldman // Julia Fullerton Batten // Zacharie Gaudrillot-Roy // Paul Graham // Guillaume Greff // Michel Hanique // François Hers // Hana Jakrlova // Jan Kempenaers // Willy Kessels // Serge Leroy // Inge Morath // Sylvie Meunier // Gilles Raynaldy // Fernand Pierret // Andrew Savulich // Christoph Sillem // Christine Starke // Endre Tot // Patrick Tourneboeuf // Robert Vanden Brugge // Cédric Van Turtelboom // John Vinck // Thierry Wesel

En "Regard Invité": l'atelier de photographie de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de La Cambre

2015 consacre la 5ème édition de la triennale « Photographie et Architecture » de la Faculté d’Architecture La Cambre/ Horta de l’Université libre de Bruxelles.

A travers l'architecture et la photographie, 17 exposants ainsi que des pièces extraites de la collection du Musée de la Photographie de Charleroi questionnent le double rapport à la réalité et au principe de représentation, dans une mise en abîme où ces deux médiums se répondent l'un l'autre.

De la construction vernaculaire à l’édifice le plus savamment pensé, du geste premier à l’élaboration la plus complexe, de la littéralité à la mystification, l'architecture témoigne que l’homme habite un monde dont il tatoue le corps de signes.

Consciemment ou non.

Grâce à l'architecture, notamment, l'homme fonde ses identités et compose ses appartenances, revendique ses croyances.
Il répond aussi à des besoins et à des usages, tout simplement.

L'architecture est à l’œuvre, pour réaliser un rêve anodin, répondre à une nécessité impérieuse, imposer avec violence ou grâce une force sans rémission, essayer tout simplement de se débrouiller, tant bien que mal.

L’architecture raconte quelque chose, quelque chose de l’homme et de ses systèmes. Elle est à la fois la question et la réponse.

Dans et face à la complexité du monde et de l’univers, elle aide l’homme (qui ne peut se résoudre à ne pas pouvoir saisir la totalité du temps et de l’espace qui l’entoure), à dompter la réalité, plus encore à organiser, rendre compréhensible celle qu'il souhaite construire, inventer.

En cela, l'architecture est témoignage et représentation. Autant que la photographie.

C'est ce double rapport au principe de réalité et de représentation qu'investit cette 5ème édition de la triennale, des intérieurs domestiques de Julia Fullerton Batten à la ville décors d'entraînement à la guérilla urbaine de Guillaume Greff ou du monde de Disney de Christoph Sillem, en passant par les sites industriels désaffectés de Nicolas Dhervillers, les vraies-fausses pistes de ski chinoises de Cédric Van Turtelboom, les micro-shops indiens de Frédéric Delangle, les photos anonymes du rêve américain de Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf ou l’installation photos internet de Philippe Delcane, pour ne citer que certains exposants et leur travail.

Les spécificités de la triennale?

  • Cette manifestation procède de la volonté d’une université de se donner des missions culturelles au-delà des strictes exigences pédagogiques que lui attribue la société,
  • Elle évoque l’architecture au-delà de sa valeur formelle et de sa dimension esthétique afin d’investir ses épaisseurs humanisées, invisibles, codées, cartographiées, ses valeurs d’échange, non marchandes, les sens qu’elle contribue à établir à travers ses signes, dans sa réalité la plus anonyme, la plus quotidienne, la plus éloignée de son statut d’objet,
  • Elle articule ses sélections autour d’une thématique spécifique à chaque édition,
  • Elle procède en partie sur appel à candidatures de projets,
  • Elle porte ses choix sur des photographes confirmés tout autant que sur des jeunes photographes,
  • Au-delà de la belle image, elle convoque le sens des projets photographiques par l’association de textes narratifs écrits par divers auteurs sur base des projets déposés et sélectionnés.

La particularité de cette 5ème édition?

La collaboration avec l'atelier de photographie de l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de La Cambre, l’idée étant en effet que l’édition soit « colorée » et qu’y soient perceptibles les choix pédagogiques et l'esprit que l'atelier de l'école invitée défend sur la question du projet photographique.

A travers sa participation au jury de sélection des exposants d'une part, et la sélection des œuvres extraites de la collection du Musée de la photographie de Charleroi d'autre part.