Date de l'actualité
2017-11-06 12:30
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Prix du mémoire de la Faculté d’architecture 2017

Le Prix du mémoire de la Faculté d’architecture 2017 récompense un mémoire présenté pour l’année académique 2016-2017. Les mémoires ayant obtenu 80% et plus sont évalués d’abord par un jury de présélection, ensuite, pour les finalistes, par un jury spécial attribuant le prix et deux mentions. Le processus fut coordonné cette année par le professeur Éric Van Essche.

39 mémoires furent évalués par le jury de présélection composé de Anne-Sohie Daout, Philippe De Clerck et Georges Pirson, enseignant ou chercheur dans la faculté. Les 9 mémoires finalistes furent évalués par le jury spécial composé de Catherine Blain (Ensa - Lille), Élie Lévy (Ensav La Cambre), Ine Wouters (Department of Architectural Engineering VUB) comme membres extérieurs, de Fabrizio Bucella, Ludivine Damay et Florentine Sieux, enseignant ou chercheur dans la faculté.

Le prix 2017 est attribué à Damien ROUSSEL pour son mémoire «Giò Ponti: Villas », sous la direction de Pablo Lhoas.

Une étude originale du travail de l’architecte italien Giò Ponti (Giovanni Ponti 1891-1979), figure de proue de l’architecture moderne milanaise et fondateur de la revue d’architecture Domus, il y a près de 90 ans et qui reste aujourd’hui encore une revue de référence en la matière. Cette figure de proue –également penseur et théoricien– demeurant méconnue, le projet fut de l’exhumer en abordant l’analyse sous un angle pu ordinaire: ni chronologique ou géographique mais bien typologique –celui des villas. En effet, Giò Ponti voyait dans cette typologie de construction un moyen pour révolutionner la pratique architecturale.

La première mention est attribuée à Apolline VRANKEN pour son mémoire « Des béguinages à l’architecture féministe. Comment interroger et subvertir les rapports de genre matérialisés dans l’habitat », sous la direction de Christine Schaut.

Ce travail analyse d’une part le rôle du logement –aux niveaux matériel, symbolique, économique– dans la (re)production des identités denrées et dans la (dé)structuration des rapports de domination. D’autre part, il met en lumière un type de résidence qui interroge et subvertit les rapports de genre en permettant aux femmes de s’émanciper: les béguinages, structures laïques de communauté de femmes inventée au XIIIe siècle et ayant traversé sept siècles d’histoire dans nos régions.

La deuxième mention est attribuée à Sophie JACQUEMIN pour son mémoire « Les mondes de l’architecte », sous la direction de Jean-Didier Bergilez et Christine Schaut.

Partant du constat de l’hétérogénéité et de la segmentation du métier d’architecte aujourd’hui, cette étude montre qu’au-delà du risque de la perte d’une identité propre, la mutation de la profession conduit davantage à une porosité entre les différents mondes de l’architecte qui correspondent finalement à une constellation de fonctions et de tâches parmi lesquelles l’architecte a la possibilité soit de se démultiplier, soit de se concentrer.

Les membres des deux jurys et toute la communauté facultaire félicitent ces trois étudiant(e)s pour la qualité de leurs recherches et souhaitent un bon départ professionnel à ces jeunes diplômé(e)s.

Les mémoires peuvent être consultés à la Bibliothèque de la Faculté d’architecture (3e étage du 19 place E. Flagey à B-1050 Bruxelles).