Date de l'actualité
2018-11-14 10:00
Partager

Prix du mémoire de la Faculté d’architecture 2018

Le Prix du mémoire de la Faculté d’architecture 2018 récompense un mémoire présenté pour l’année académique 2017-2018. Les mémoires ayant obtenu 80% et plus sont évalués d’abord par un jury de présélection, ensuite, pour les finalistes, par un jury spécial attribuant le prix et deux mentions. Le processus fut coordonné cette année par le professeur Éric Van Essche.

41 mémoires furent évalués par le jury de présélection composé de Élodie Degavre, Geoffrey Grulois, Marc Mawet et Sara Tassi, enseignant ou chercheur dans la faculté. Les 9 mémoires finalistes furent évalués par le jury spécial composé de Véronique Boone, Claire Pelgrims et Kevin Saladé, enseignant ou chercheur dans la faculté, et de Philippe Madec (ENSAB Rennes), Caroline Maniaque (ENSA Normandie) et Benoît Vandenbulcke (ULiège), comme membres extérieurs.

Le prix 2018 est attribué à Guy-Joël OLLIVIER pour son mémoire « Fréhel. Recherche sur l’intertextualité du paysage littoral », sous la direction de Marc Mawet.

« Fréhel. Depuis le cap de roches roses, un point de vu s'avance sur la mer. Un promeneur semble chercher l'émoi romantique du Voyage en Bretagne. A l’ouest, une plage. Miraculeuse, elle fût un jour arrachée aux sauvages. On lui a donné le nom de Sables-d'Or-les-Pins. L'homme moderne y demeure dans un éden repris aux dunes. À l’est, tentes igloo, caravanes et camping-car proclament, sous les pins parasols, une république saisonnière. Au détour d’un chemin, une carrière affleure le rivage en réticulations vertigineuses. En suspens, elle interroge le littoral, cet obscur objet du désir ».

Une mention est attribuée à Léo RAPHAËL pour son mémoire « Cybersécurité : les Possibilités d’une Ville », sous la direction de Wouter Van Acker.

« Il existe quelque part un territoire où la demande d'asile ne nécessite aucun Passeport ni Visa. Il y règne une liberté économique, religieuse et de conscience. Cette ville est une Lune gravitant autour des standards administratifs migratoires conventionnels. Elle se trouve sur une île artificielle au milieu d'une double voie migratoire. Tous deux contraints, les départs de passionnés par le désir d'évasion (baroudeurs et pèlerins enthousiastes du Nord) croisent le trajet de voyageurs motivés par la nécessité (réfugiés et demandeurs d'asile du Sud). Cette petite communauté, rassemblée dans une enclave protégée par un système de sécurité sans faille, dotée d'un système de reproduction optimisé et d'un réseau de communication autonome devrait instituer l'ébauche d'une solution démocratique. Cette ville marque le retour d'une frontière à l'échelle de la ville. Elle incarne d'autre part le compromis migratoire, et sa possible exploitation en laboratoire. Ses principes se sont bâtis sur l'extension du présent, en évitant de se réduire à un scénario catastrophe ou un futur messianique ». 

 

Les membres des deux jurys et toute la communauté facultaire félicitent ces deux étudiant(e)s pour la qualité de leurs recherches et souhaitent un bon départ professionnel à ces jeunes diplômé(e)s.

 

Les mémoires peuvent être consultés à la Bibliothèque de la Faculté d’architecture (3e étage du 19 place E. Flagey à B-1050 Bruxelles).