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ARCHITECTURE ET CINEMA

1er quadri

Option Cinéma & Architecture – approche, méthodes et philosophie

L’option Architecture et Cinéma questionne le rôle que peut avoir le film dans la conception architecturale, tant dans la production d’un imaginaire, l’exploration des possibles ou l’observation continue de notre environnement urbain et de ses acteurs réels ou fictionnels, que par toute la réflexion théorique et philosophique que le cinéma engendre. Les étudiants sont amenés à se confronter à l’immersion dans le monde de la production filmique, en se servant de ses outils, de ses méthodes et de son énergie créative, réflexive et engagée. 

A travers des thèmes et notions génériques, abstraites, d’abord dirigée vers l’espace contenu par des architectures des villes, qu’il soit au-dessus du ground zero – l’espace du quotidien – ou en-dessous du ground zero – les métros – puis, plongée dans le territoire urbain, la caméra scrute le quotidien de nos villes et l'écho qu'il produit en nous.

 

Module 1 et Module 3

En plus du Module 1, l’option Architecture et Cinéma ouvre à partir du 1er quadrimestre 2018-2019 un Module 3 permettant aux étudiants qui le souhaitent, et ayant suivi précédemment le Module 1,  d’aborder le thème de l’année, avec un bagage culturel et technique plus important, ou de mener leur propre projet de recherche de sorte à aboutir à un mémoire-film ou à un projet de fin d’études à la croisée des deux disciplines, utilisant le film à l’intérieur-même du processus d’observation, de théorisation et de conception de l’architecture et du territoire.   

De 2012 à 2019 

 

Depuis son ouverture en 2012, l’option Architecture et Cinéma s’engage chaque année dans la réalisation de courts-métrages thématiques qui s’installent sur la frontière entre l’architecture et le cinéma, en la re-questionnant.

 

2012-2013 (le quotidien) – cinéaste invité François Leboutte

L’option questionne l’espace du quotidien en mettant en scène différentes manières de le raconter. Les six très courts métrages réalisés par les étudiants ont mis en image six récits différents d’un même espace. Il s’agit d’un espace fréquenté au quotidien par les réalisateurs des films, en même temps utilisateurs de l’espace filmé (la Faculté d’Architecture). Mêmes utilisateurs, mêmes espaces, même processus ont généré six narrations, six approches, styles et genres de films différents. De manière réflexive, ces six manières de raconter un même lieu ont été théoriquement, philosophiquement mises en parallèle avec les six « manières de faire des mondes » décrites par le philosophe Nelson Goodman dans son livre homonyme. Il s’avère que recomposer un lieu architectural pour le mettre en récit, communiquer une expérience quotidienne, sont des actes de construction, de recomposition et de réinvention/ recréation de ces espaces-mêmes, des modules spatio-temporels qui les composent et des liens qui les tiennent ensemble. Se profile l’idée que le film est une construction, un acte architectural. Le film crée et stimule la genèse quotidienne de multiples espaces probables à partir d’un lieu donné. Entre fiction et réalité, le quotidien se réinvente infiniment.

 

2012-2013 (mur & engagement) – cinéaste invité François Leboutte

Une double question a été étudiée, celle du mur – élément matériel élémentaire du constructeur d’architecture dans son travail pragmatique, au quotidien – et celle de l’engagement – élément moteur du constructeur d’architecture dans le rapport qu’il est amené à entretenir avec soi, la société et le monde.

A partir du travail de l’artiste et architecte Françoise Schein, « artiste des droits humains », qui sous-tend ces deux thèmes élémentaires dans sa création, les courts-métrages réalisés ont tenté de rendre visible l’aspect non visible du processus créatif, par-delà de l’œuvre et de l’acte concrètement posé dans le réel.

Les cinq court-métrages réalisés par les étudiants ont intégré l’exposition itinérante de l’artiste Françoise Schein, se mettant en mouvement du CIVA /Bruxelles (2013) vers le Musée d’Art Brésilien MAB – FAAP/ à Sao Paulo (2014) ...

 

2015 > aujourd’hui  (films urbains)

En 2015, l’option Architecture et cinéma débute ses recherches et travaux urbains à travers des thématiques qui préoccupent les deux disciplines.

Tout d’abord, de 2015 à 2018, l’option a proposé un triptyque thématique qui s’est étalé sur trois années, traitant de trois notions mises en interconnexion : interstices et l’intervalles, traces et limites dans la ville contemporaine.

Le territoire d’exploration a été la ville de Bruxelles, observée de manière expansive, en partant d’abord d’un cœur modal de la ville, la Place Flagey située à l’intersection de dix artères, pour s’insérer ensuite dans ses interstices (2015-16), puis se laisser glisser, l’année suivante (2016-2017), sur un territoire de 15 minutes de marche dans une forme de recherche exploratoire de traces autour de ce cœur de Bruxelles, travail qui a préparé l’expansion, pour la dernière année de ce triptyque filmique (2017-2018), sur l’intégralité de Bruxelles, à la recherche de ses limites.

 

 

 

2015-2016 (interstice & intervalle) - cinéastes invités Giovanni Cioni, Paola Stevenne

L’option débute ses travaux urbains par la double notion d’interstice et d’intervalle urbains qui a été appréhendée comme une forme de réalité urbaine constituée d’écarts spatio-temporels que présente l’entité construite qui est la ville. Ces minces porosités de la ville partagent des particularités semblables à la ville globalisante et notamment une coexistence en leur sein de réalités multiples et complexes. Cependant, contrairement à la ville globale, lissée, universelle, ces unités spatio-temporelles ont des caractéristiques spécifiques, uniques, inédites auxquelles l’accès n’est ni direct, ni immédiat. 

 

2016-2017 (la trace) - cinéaste invité Giovanni Cioni

L’Option architecture et Cinéma s’est focalisée sur la thématique des traces urbaines partant de l’idée que toute réalité appelle une forme de fiction qui associe à cette réalité un monde imaginaire, qu’il soit propre à chacun ou collectif. 

La recherche des traces dans la ville a été durant cette année le mobile d’action et d’investigation urbaines. 

La question des traces a été introduite sous la forme d’une intrigue : « Quelque chose est en train de se passer dans la ville et nous ne savons pas ce qu’il se passe ». La notion de trace est entendue comme un indice qui ouvre des failles dans le visible pour passer au-delà du décor ; elle laisse entrevoir et questionne la fine frontière entre réalité et fiction.   

 

2017-2018 (les limites) – cinéastes invitées Yaël André, Martine Doyen, Manon de Boer

Dans la ville (comme dans les processus créatifs), les limites matérielles se confrontent avec des limites immatérielles pour dessiner des lignes fragiles et fluctuantes qui, à la fois, constituent et découpent le corps de la ville. Le territoire exploré à la recherche des limites a été la totalité de la ville de Bruxelles, miroitant l’image d’une ville multiple et vivante, dont les nombreuses frontières qui la morcellent et la définissant se déplacent et se redessinent continuellement.

 

2018-2019 (corps & religion, dans la cité contemporaine) – cinéaste invitée Marie-Françoise Plissart

Quels mouvements et énergies animent le corps dans la cité contemporaine ? Quels sont ceux qui l’empreignent au point où le quotidien en témoigne ? Y a-t-il des gestes et des pratiques qui transgressent les frontières entre le profane et le sacré, entre les religions, entre intériorité́ et extériorité́ ? Quelles traces de religiosité s'édifient dans l’usage quotidien de la ville ?

Le cours explore un processus collaboratif entre les étudiants de l’Option Architecture et Cinéma et ceux du cours « La religion dans le monde contemporain » (SOCA-D-499). L’idée au cœur de ce processus est que les étudiants en anthropologie et sociologie puissent alimenter de leurs recherches menées en amont (février – juin 2018) le travail de recherche et écriture, de repérage et réalisation des courts- métrages mené par les étudiants de l’Option Architecture et Cinéma (d’octobre 2018 à janvier 2019).  

Les trois thèmes corps-cité-religion sont déclinés, ensemble ou séparément, tout au long du processus qui sera nourri de rencontres, projections et master-classes organisées en collaboration avec Cinergie, Cinematek, Flagey et ULB.

Les films réalisés sur cette thématique par les étudiants de l’Option Architecture et Cinéma, ainsi que les travaux illustrant le processus, participeront - à la 2e édition du festival La Religion dans la Cité. Ce festival – par sa qualité́ et sa portée scientifique et culturelle (1ère édition http://www.lareligiondanslacite.be) – constitue une opportunité́ précieuse d’exposer les travaux des étudiants, de rendre compte de leurs regards critiques sur la société́, l’architecture et la ville. Le festival est organisé conjointement par l’ULB et le Flagey et aura lieu au Flagey les 22 et 23 février 2019.

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COURTS METRAGES ET FILMS POLYPHONIQUES

A travers différents médiums de lecture et de communication - texte, photographie, vidéo, prise de son, dessin, installation, carte - Bruxelles est observée, expérimentée, déclinée et communiquée, chaque année sous autres aspects, selon des méthodes différentes s’enrichissant chaque année d’autres collaborations. La multiplicité des points d’ancrage, d’angles de vue, d’optiques et de manières de faire film compose chaque année un film thématique polyphonique qui articule les différents courts-métrages produits entre eux. Ils font sens chacun à la fois et dans leur ensemble totalisant. Le film polyphonique que la production de chaque année constitue, double la production de chaque entité filmique d’une production de laboratoire expérimental intitulé Laboratoire de recherche sur la ville et l’architecture

EVENEMENTS ET COLLABORATIONS

L’Option organise chaque année, au mois de janvier, une projection publique de tous les films et une exposition des travaux de recherche, d’analyse, d’écriture des films réalisés en son sein. Grâce à nos collaborations et partenariats, des projections d’une sélection de films réalisés dans l’Option ont régulièrement lieu à l’extérieur de la Faculté. En 2018-2019, l’option est également acteur culturel, organisant avec Cinergie, Cinematek et Flagey -  des projections de films à Flagey, en rapport avec le thème corps-religion-cité et en présence des réalisateurs.

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Pour plus d’informations - production filmique, éléments du processus de recherche et de création des films, enseignants et cinéastes participants, collaborations - consulter le site de l’Option Architecture et Cinéma (en construction, mais présentant déjà un contenu assez fourni) : https://siteoptioncinemaul.wixsite.com/site