A&SH Architecture & Sciences humaines

L’option A&SH a pour objectif général de penser le dialogue entre sciences humaines et architecture à partir d’un objet concret.

Plus précisément elle vise à approfondir la connaissance de matières des sciences humaines à savoir la sociologie et l’anthropologie, présentes dans le tronc commun en baccalauréat, en les appliquant à l’architecture et à l’espace comme il s’agit aussi d’interroger ces disciplines à partir des outils de l’architecture. En choisissant la pédagogie du « séminaire », l’option entend également favoriser à la fois la perspective théorique au travers de lectures de textes, la perspective méthodologique en proposant aux étudiants d’appliquer concrètement des outils méthodologiques proposés par les sciences humaines et l’architecture et la démarche analytique et réflexive permettant aux étudiants de s’approprier les savoirs mis à leur disposition et de les mettre en perspective avec leur propre position (d’étudiant, de citoyen…). Le choix pour une formule « séminaire » vise à favoriser l’interactivité entre enseignants, personnes-ressources (entre autres chercheurs au sein de la Faculté et du laboratoire de recherche Sasha) et étudiants. L’option requiert à la fois leur présence active et engagée, le goût pour la recherche dans ses différentes dimensions et une envie de se confronter à l’exercice d’écriture.

Méthodologie

La méthodologie utilisée cette année sera l’enquête de terrain (Céfaï, 2003). D’abord modélisée en anthropologie, elle fut ensuite utilisée en sociologie par l’Ecole de Chicago pour ensuite être exportée vers d’autres disciplines comme les sciences politiques et, il y a peu, l’architecture. Elle s’articule autour de l’observation directe de pratiques, ici en l’occurrence, celles posées par un-e des architect-e-s en situation, au cœur de ses/leurs pratiques quotidiennes. Elle s’accompagne d’entretiens formels et informels et d’un travail de documentation. La démarche d’enquête est résolument inductive mais ne fait pas l’impasse sur les approches théoriques et suppose un éclairage préalable du terrain. Le travail de recherche se fera en sous-groupe. Chacun des sous-groupes aura à investiguer la question de recherche en observant les pratiques d’architectes situés dans des espaces professionnels spécifiques et aux biographies variées. Ces observations seront reproduites dans un carnet de terrain qui sera la base empirique du travail analytique (Beaud et Weber, 2003). Un article, à ambition scientifique, écrit en sous-groupe, clôturera le travail du séminaire.

Travaux antérieurs de l'option

En 2015-2016

Les métiers de l’architecture/II

En complément de l’année 2014-2015,  l’option a encore porté son regard sur les métiers de l’architecte. L’intérêt des résultats recueillis l’année dernière et visibles sur le site de Sasha nous a poussé à continuer l’enquête soit en investiguant des secteurs d’activités non couverts ou insuffisamment couverts l’année dernière à savoir : le métier d’artisan/constructeur, les regroupements lobbyistes ( G30), l’Ordre des architectes et les collectifs d’architectes.

En 2014-2015

Les métiers de l’architecture/I

De nombreux auteurs évoquent l’éclosion de nouveaux espaces professionnels investis par les architectes au point que l’on ne parlerait plus de la profession mais bien des métiers, au pluriel, de l’architecte. On semble s’éloigner de l’archétype de l’architecte travaillant en bureau et exerçant une profession libérale. Ainsi les architectes sont nombreux à rejoindre des administrations publiques, des associations ; ils investissent de plus en plus le champ de la recherche ; ils multiplient les types de commandes et inventent de nouveaux modes de collaboration et de coordination entre eux ou d’autres acteurs, tels les habitants, sociologues, géographes, artistes, designers, communicateurs, politiciens..., sur des projets qui, par ailleurs, déplacent les frontières communément admises de la discipline. Notre hypothèse est que ces différentes positions et expériences professionnelles, qui, par ailleurs, peuvent se croiser avec des engagements militants, configurent les pratiques des architectes eux-mêmes, la conception qu’ils ont de l’architecture dans ses différentes composantes, leurs rapports aux autres acteurs (entre autres la question de la trans voire de l’interdisciplinarité) et leur place dans la cité. De même l’on peut penser que ces dimensions du métier sont aussi travaillées et traversées par les trajectoires biographiques des architectes (génération, formation, environnement, …).

Les secteurs investigués furent : l’enseignement, les petits bureaux d’architecture, la culture, le social et l’humanitaire, l’administration et l’économie de la construction.

En 2013-2014 

Que font les pratiques interstitielles à la ville... et inversement ?

A côté des usages attendus et licites des espaces urbains, intégrés dans la planification urbaine et encouragés par les dispositifs privés et publics, s’en développent d’autres qui dérangent les habitudes et conformismes et qui, pour certains, font l’objet de réprobation voire de répression. Ces pratiques interstitielles, à la marge, fabriquent, ce que M. de Certeau nomme la ville métaphorique et résistent, au travers de manières de faire et de ruses pleines d’inventivité, à la ville dominante. 

Travaux des étudiants : Le phénomène de la prostitution de rue dans le quartier Alhambra, les différentes formes d'appropriation et de perception de l'espace à la cité Hellemans, le tag comme marqueur spatial de l'environnement urbain, les différentes stratégies d'appropriation des interstices urbains par les sans-abris, la diversité des usages autour de la Bourse de Bruxelles en fonction des espaces et des temporalités.

En 2012-2013

Du projet architectural à ses usages. Analyse des liens entre intentions architecturales, projets culturels et usages

Les lieux culturels sont, souvent, des espaces marqués par l’architecture. L’option s’est plus particulièrement intéressée, d’une part, à la nature et les intentions du projet architectural qui y a présidé, qu’il s’appuie sur la création d’un nouvel espace ou sur la réhabilitation, y compris en négatif alors que l’architecture n’est pas revendiquée en tant que telle, et, d’autre part, comment l’architecture est usée, représentée, travaillée parfois loin du projet initial au travers des pratiques et des représentations de ses usagers et comment, à son tour, la forme architecturale fixe les contours des pratiques culturelles.

Travaux des étudiants : Recyclart (Bruxelles), BPS22 (Charleroi), le Centre Communautaire Maritime (Bruxelles), le Wiels (Bruxelles).

Depuis 2014 les travaux des étudiants sont visibles sur le site du laboratoire de recherche Sasha : http://www.sashalab.be/fr/enseignement

Fiche officielle du cours

Voici le lien vers la fiche officielle du cours